• Les Journées internationales Camus 2015 sont consacrées à « Albert Camus ; le cycle inachevé : le cycle de l’amour ». Troisième cycle dans l’œuvre de Camus, après ceux de l’absurde et de la révolte, il représente la cohérence voulue dans la succession des écrits, et il propose au lecteur de l’œuvre entier, après la mort tragique de Camus, un retour sur soi par l’écrivain vers un accomplissement de la pensée et de l’écriture, au service des combats, dont la justice et la liberté. Accomplissement situé en particulier dans Le Premier Homme, roman fondamental pour l’abord de l’œuvre de Camus. 

    Ce n’est pas un aboutissement, mot chargé de finitude, de fermeture, c’est un accomplissement qui inscrit ce cycle dans une perspective large, au sein de l’œuvre de Camus, et qui traduit certes la fin terrestre d’un parcours de vie, de pensée, d’action, en un mot : d’engagement dans ses multiples formes. Mais la porte est ouverte : en effet, ce qu’a défendu l’être humain Albert dans l’écrivain Camus permet au lecteur de tout simplement lire, mais surtout de réfléchir sur ce qu’il est et de se demander ce qui peut et doit pour lui aussi, en toute liberté, l’obliger à se montrer responsable dans le quotidien de sa vie, en toute intégrité. C’est ardu, mais pas impossible, et les bouleversements du xxe siècle donnent à Camus et à son œuvre une force altruiste sans limites, ni personnelles ni temporelles.

    D’après l’avant-propos de Jean-Louis Meunier.

  • Théâtre, musique, beaux-arts, voyages, politique, faits divers ou grande Histoire, Jean Dupleix nous livre des chroniques ciselées d’une plume élégante et spirituelle. Nous revoyons avec lui les tempêtes médiatiques qui ont marqué les années récentes et qu’il abordait avec humour et sagesse, plaçant l’éphémère en regard du temps long des philosophes et des historiens des siècles passés.
    Avec ses contemporains, qu’ils soient ébéniste, chanteur lyrique, instituteur ou ministre, Jean Dupleix, optimiste et curieux de tout, vit la rencontre avec une bienveillance qui n’exclut pas la franche critique, mais toujours dans le respect de l’autre.

  • Lorsque Bertrand Rémusat, issu d’une famille de juristes établie entre Dauphiné, Comtat Venaissin et Provence, prend possession de son héritage à Malaucène, en 1328, les habitants de la ville ont dû se présenter chez le notaire pour faire la reconnaissance officielle des biens qu’ils détenaient se trouvant sous sa seigneurie. Il s’écoulera trois ans entre l’établissement des premiers et des derniers actes, et encore trois ans pour les reporter sur un parchemin de quatorze mètres de long et cinquante centimètres de large.

    Conservé pendant sept siècles dans les archives communales et déjà connu d’historiens du passé, ce document a été redéroulé par une équipe de passionnés du Moyen Âge. Réunis autour de Jacques Galas (association Au fil du Groseau) et de Marc Legros (Groupe archéologique de Carpentras et de sa région), ils ont décidé de présenter le parchemin au public et, surtout, de le déchiffrer. Ils présentent ici les informations qu’ils ont pu en tirer sur la vie à Malaucène entre le départ de Clément V et la peste noire. Pour compléter leurs recherches, ils ont fait appel à Jean Gallian, généalogiste, qui retrace à grands traits l’histoire de la famille Rémusat.

    Ainsi que le conclut François Guyonnet dans sa préface : « Cette publication n’est pas uniquement un condensé d’histoire locale focalisé sur un document, un homme et une période. C’est aussi le résultat d’une volonté de certains habitants de s’approprier leur histoire pour mieux se connaître et mieux vivre ensemble. »