Sous un jour différent

14,00 

Comment trouve-t-on le singulier à travers les fragments d’une vie ? Entre moments du passé et instant présent, des objets qui nous survivent au corps qui nous trahit, Joëlle Bault explore les infimes éléments qui tissent notre existence et la quête de soi : l’attente du sommeil, une lumière filtrant à travers un feuillage, une conversation avec un proche, une douleur physique. Et les rencontres — avec des œuvres d’art, avec des mots qui résistent, avec des regards étrangers —, qui redessinent, sous un jour différent, le paysage de nos certitudes.
Divagation onirique et récit intime, ce texte est une méditation sur l’attention, celle que l’on porte aux autres, à soi-même, au monde, où chaque détail devient la matière d’une réinvention de soi.

UGS : 9782490638420 Catégories : , ,

Description

Auteur : Joëlle Bault
Format : 15 x 21 cm
80 pages, NB
Reliure souple, collée

ISBN : 978-2-490638-42-0 / 9782490638420
Prix TTC : 14 € TTC
Poids avec emballage : 0,36 kg
Épaisseur avec emballage : inférieur 3 cm
Envoi en lettre suivie ou Mondial Relay
Frais d’envoi France (lettre suivie) -> 3 exemplaires : 3 € exonéré de TVA ; à partir de 4 ex : 0,01 ct
Frais d’envoi France (Mondial Relay) ) -> 3 exemplaires  : 3 € HT ; à partir de 4 ex : 0,01 ct

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Comment trouve-t-on le singulier à travers les fragments d’une vie ? Entre moments du passé et instant présent, des objets qui nous survivent au corps qui nous trahit, Joëlle Bault explore les infimes éléments qui tissent notre existence et la quête de soi : l’attente du sommeil, une lumière filtrant à travers un feuillage, une conversation avec un proche, une douleur physique. Et les rencontres — avec des œuvres d’art, avec des mots qui résistent, avec des regards étrangers —, qui redessinent, sous un jour différent, le paysage de nos certitudes.
Divagation onirique et récit intime, ce texte est une méditation sur l’attention, celle que l’on porte aux autres, à soi-même, au monde, où chaque détail devient la matière d’une réinvention de soi.

Informations complémentaires

Poids 0,36 kg
Dimensions 15 × 21 × 1 cm

2 avis pour Sous un jour différent

  1. Sophie Verdet

    Je partage ici quelques notes, un peu en désordre, prises à la lecture de Sous un jour différent.

    La référence à Virginia Woolf me semble assez évidente, je crois que je l’aurais sentie même sans les citations explicites de début de chapitre, par le flot de pensées déroulée par la narratrice, emportant avec délice le lecteur dans le véhicule des mots et des phrases.

    Le livre amène une réponse à la question de la recherche d’unité par son foisonnement même, sa liberté de parcourir tel événement plutôt que tel autre, par ces déplacements d’un motif à un autre.

    Le moi n’est que ce que l’on vit, chercher les moments où je suis « moi-même » n’a pas de sens, « il faudrait que je me fige dans un arrêt sur image qui n’aurait aucun rapport avec la multiplicité de mes facettes, de mes sentiments, de mes sensations. » Ce ne serait qu’une « fabrication intellectuelle », pas la réalité de la vie.

    On ne peut ainsi déterminer que des parcours éphémères et multiples, comme cette carte des émotions « à la manière d’une carte du Tendre ». Ce ne sont que des parcours parmi d’autres, mouvant et changeant au rythme du temps. Posture anti platonicienne : le Vrai, le Beau, ne sont pas dans l’au-delà de l’abstraction des Idées, mais dans la complexité infinie et changeante des existences. La narratrice va ainsi dessiner quelques parcours en sachant leur parti pris et leur subjectivité, esquisser quelques points de repère comme des presque explications, à l’exemple de cette belle interrogation sur l’expression « je suis contente pour toi », mais ne va jamais figer les choses. La vie ne se résume pas à l’ici et maintenant, par la subjectivité de la narratrice nous naviguons sans cesse entre passé, présent et futur.

    Il n’y a pas une vie il n’y a que des fragments de vie, ou, la vie est l’ensemble des fragments de vie. La nôtre propre et celle des autres cf. le cimetière et les quelques indices qu’il nous soumet sur la vie des gens enterrés là. Aborder une vie c’est donc aborder des fragments de vie. Les réflexions sur la vie sont des pensées sur d’autres pensées, comme la relation de la narratrice aux livres, réflexion sur le rapport aux autres, comment les autres sont présents à notre propre vie et comment notre vie est présente à eux (la mère le neveu).

    On prend beaucoup de plaisir au style très alerte, rebondissant, fait d’humour envers soi-même, riche visuellement et sensoriellement, propre à déclencher chez le lecteur des sensations profondes à l’unisson. Un vrai plaisir de lecture.

    Pierre

  2. Sophie Verdet

    Joëlle Bault ne cherche pas tant le singulier parmi les fragments ou la réinvention de soi qu’elle ne révèle, par son son récit, la tentative de conquête d’un « soi » intangible qui n’existe pas.

    Dans une langue riche, élégante, qui traque et capte toutes les nuances, le flux continu des moments traversés par les souvenirs, émotions, impressions et admirations, livre un portrait, une carte dont le temps ne cesse de préciser ou rendre plus flous les contours, de rebattre le contenu, d’éparpiller ou rassembler les pièces qui la composent.

    Virginia Woolf, sous les auspices de qui elle se place, écrit dans Aventure londonienne : …nous sommes comme zébrés, bigarrés, multiples… notre être véritable est-il celui qui se tient sur ce trottoir hivernal, ou celui qui se tient sur ce balcon, un mois de juin ? Suis-je ici ? Ou suis-je là-bas ? Ou notre être véritable n’est-il en fait ni ceci, ni cela, ni ici, ni là-bas, mais quelque chose de si divers et tortueux que nous ne sommes vraiment nous-mêmes que lorsque nous laissons libre cours à nos désirs et que nous allons notre chemin sans entrave ? Les circonstances contraignent à l’unité ; c’est par commodité que nous sommes un.

    Joëlle Bault n’a jamais choisi la commodité, elle cherche, creuse, remet en cause, suspend, en découd, fouille, scrute, tranche, passe au crible, casse, renoue parfois, pas toujours, travaille et avance toujours.

    Son livre dit qu’elle n’a plus à chercher « l’un » auquel elle a parfois aspiré. Il réside non pas dans la somme des fragments composant en apparence son récit mais il est contenu dans chacun d’eux. Par l’écriture elle réussit ce qu’elle cherchait : être elle-même, non par un « arrêt sur image » mais par cette circulation effrénée et infinie qui la redessine sans cesse, sans jamais la « découper » ni la perdre.

    Qu’elle sache qu’elle s’est « rendue visible » du lecteur attentif que ce livre mérite.

    X.

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